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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 17:57
la lagune de Tlacotalpan

Un cavalier vient s’y baigner avec son cheval, on y pêche des crabes à carapace molle, comme à Venise, c’est un lieu édénique où la mer entre dans les terres à moins que ce ne soit l’inverse. L’eau est brune et les nénuphars cachent des oiseaux aquatiques. Parfois quelqu’un se fait conduire de l’autre côté dans une des barques. Chacun sait où trouver les personnes, qu’on ne voit pas. Les enfants se rafraîchissent après le repas.

Sur le bord de la route un restaurant simple où vous êtes l’unique client, et qui vous sert de délicieux produits locaux. La patronne vous raconte sa vie et les toilettes rivalisent d'originalité. A cette heure là de l’après –midi nul ne sort.D’ailleurs un peu plus loin Tlacotalpan est désert. Seule la statue d’Agustin Lara enfant du pays né en Octobre 1897, compositeur auteur de chanson et interprète résiste au soleil. A côté de l’église aux coupoles vert amande sur la petite placette. La ville ressemble à un décor de cinéma, et en sert le cas échéant. Les citadins sortiront à la fraîche et la vieille mexicaine d’origine anglaise avec ses tâches de rousseurs servira un thé dans une belle tasse ébréchée mais so british. C'est une ville de luthiers, dont il reste quelques boutiques aujourd'hui tenues par des américains ou des autrichiens. Mais avant d'entrer dans ce décor colonial devenu banal tant certains villages magiques se ressemblent, il faut s'arrêter près de la lagune où comme dans tous les endroits délaissés par le tourisme, il se passe toujours quelque chose. Une façon plus intime de rencontrer le Mexique.

la lagune de Tlacotalpan

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Published by pluiemexicaine
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