Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 22:18
Bazareños, travailleurs manuels HQE, alternatifs et solidaires

Un phénomène typiquement mexicain.

Qu'ils fonctionnent en binôme ou en équipe, ils réalisent une oeuvre quotidienne, exclusive, rarement de série et la distribuent dans les BAZARS organisés dans des villes ou villages magiques, ou au coeur meme du DF.

Ces évènements organisés par des jeunes communiquants sont pour eux une manière de gagner assez sobrement leur vie et d 'assurer leurs charges familiales ou personnelles. Ils facilitent aussi la communication directe avec une clientèle davantage fan de réseaux sociaux que de consommation chez Wallmart ou Liverpool! Facebook et le bouche à oreille leur assurent la fidélisation. Compétence et bonne humeur sur les stands font le reste.

Mais surtout, mis à part quelques rares individualistes ou plagiaires, ils s'entraident et se soutiennent, partageant des dortoirs de posadas bon marché, des repas, des moyens de transport. Grâce à ce système de création alternative, face au marché délirant et invasif de Chine, USA ou ailleurs, les Bazareños mexicains donnent un noble exemple public, de la capacité de jeunes cultivés, formés et de toute origine sociale, à prendre leur vie et environnement en main dans "une sobriété heureuse".

Des travailleurs.

Pas question de rester dans un bureau à attendre des actions ou esclavagiser les masses populaires! Ils bossent eux-memes jour et nuit s'il le faut pour assurer leur production. Dessinent avec ou sans PC, donnent des idées, achètent la matière première directement au producteur et bio si possible. Rentrent chez eux ou à leur atelier à des heures de leurs fournisseurs parfois, chargés comme savent l'être les mexicains, de mochilas, sacs poubelle noirs, valises. Une fois chez eux, ils gravent, peignent, émaillent, brodent, cisèlent, coupent, cousent, crochètent, fondent, modèlent... Ensuite ils étiquettent, préparent flyers et cartes de visite. Aucune étape de l'Oeuvre ne leur échappe. Si ce n'est eux, c'est donc leur frèreou leur soeur.

Enfin ils cherchent des Bazars pour présenter le produit fini. Là commence les tractations avec les évènementiels : Quand, où, combien? Les places sont triées sur le volet, par affinités, certains bazars demeurent inaccessibles en raison de leur prix d'emplacement (2000 pesos) ou 200 de location de table (Vanitas de Codi à Coyoacan plutot réservé à des dessinateurs aguerris figurant dans des magazines de mode ou déco comme Elle. D'autres plus creatifs et réellement alternatifs, comme celui de la Libre Liebre, rue Bolivar au Centre ville, attirent davantage leur participation. Certains bazareños refusent de se commettre dans des zones "nice" comme la Roma, Condessa, Polanco, Las Lomas, où ont lieu par exemple Trafico Bazar (Centre Gallego) et Tribu Bazar ( rue Tlaxcala).La clientèle plus fashion et argentée ne correspond pas forcément à leur philosophie. Car la plupart fuyent le snobisme.

Des prix raisonables.

Ils vendent en général à prix modique et veulent rendre accessible de beaux produits à ceux qui en ont vraiment envie. On peut en ce sens parler d'èlitisme authentique : comme pour qui économise pendant des mois ou des années pour acquérir une litho de Toledo!

Seuls les prix de quelques joaillers travaillant l' or excèdent 1000 pesos. La fourchette est plutot entre 50 et 300 pesos.

L'intéret d'un tel achat résidant surtout dans le fait qu'il soit non seulement bien fait mais unique. Chemises, vestes, tee-shirts, sacs, coffrets, colliers, pendentifs, sacs, gants, chaussures, doudous pour enfants, cactus en livres, chocolats, vous ne risquez pas de trouver des répliques dans le DF ni même dans la République Fédérale.

L'ambiance bon enfant des bazars

Du plus populaire comme le DIM passage Madero (entre Madero et 5 de Mayo) au plus chic, le climat géneral est à la bonne humeur. Des vendeurs de sandwichs, tortillas ou hot -cakes, bières et refrescos artisanaux, des mezcaleros, tequileros, chocolatiers et glaciers assurent le couvert. La partie musicale hélas rarement accoustique (comme à Guanajuato) reste synpathique, parfois assurrée par des Radios alternatives.comme Radio Desorden au Tribu Bazar.

La chaleur peut y fatiguer bazareños et clients Trafico ou DIM. Le froid de l'hiver souffle a Guanajuato, place San Fernando le samedi soir.

Mais la bonne huneur vient surtout des bazareños eux mêmes,albureros jouteurs créatifs jusqu°au bout des ongles.

Solidarité et hédonisme

La plupart des Bazareños sont jeunes moins de 40 ans.

S'ils les dépassent, ce sont leurs parents appelés â la rescousse pour une occasion: précise

Ils partagent donc une culture alors qu'ils peuvent provenir d°un autre pays : plusieurs argentins italiens,irlando-francais etc...

Les unissent l'amour de l'Art. la gentillesse et solidarité.

Ils partagent les hôtels peu chers, les voitures louées les vans les portants et les chargeurs de portables. les repas et les amendes pour transit indesirables parce que les organisateurs n ont pas prévu de stationnement idoine pour le Bazar, car ils doivent trimbaler leur marchandise parfois loin du site.

Ils partagent qussi la vue de beaux lieux de ce ,magnifique pays qu' est le ?exique dans sa diversite et vitalité:

Ce penomène et parfois ces "phénomènes " ont toute la sympathie de la rédaction et puisque le ciel n'aide pas la jeunesse, il faut bien qu'elle s'aide elle même. Un exemple mexicain que le jeunes européens devraient suivre plutôt que d'attendre la manne publique en déprimant sur un joint. Une excellence mexicaine pleine de liberté, d'égalité et de fraternité. Le véritable démocratie en somme!

Bazareños, travailleurs manuels HQE, alternatifs et solidaires
Bazareños, travailleurs manuels HQE, alternatifs et solidaires
Bazareños, travailleurs manuels HQE, alternatifs et solidaires
Bazareños, travailleurs manuels HQE, alternatifs et solidaires
Bazareños, travailleurs manuels HQE, alternatifs et solidaires
Bazareños, travailleurs manuels HQE, alternatifs et solidaires
Bazareños, travailleurs manuels HQE, alternatifs et solidaires
Bazareños, travailleurs manuels HQE, alternatifs et solidaires

Partager cet article

Repost 0
Published by pluiemexicaine
commenter cet article

commentaires