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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 14:02

Le vélo dans la capitale mexicaine n’est pas vraiment une tradition. On y préfère les grosses voitures ou les transports en commun et surtout on y marche énormément.

Pourtant les jeunes générations formées à l’écologie s’y mettent sérieusement. Les "classes éduquées" comme on dit aiment participer à la libération de circuits le dimanche sur l’avenue Réforma 55 kms de voies sous le nom de Muevete en Bici. Histoire de se retrouver entre amis. Mais le lendemain presque tous reprennent la voiture ! Cependant tout un courant alternatif, prône l’usage du vélo moins polluant. Sauf peut-être pour les poumons des cyclistes exposés aux mêmes gaz que les piétons ? Dans ce sens là, L'ancien maire de la ville Ebrad avait innové des couloirs Zéro CO2 (bus électriques et vélos). Sans bulle étanche évidemment.

La présence de pistes cyclables est presque nulle par rapport à la taille de la ville et les trottoirs défoncés transformeraient le trajet en cross plutôt dangereux.

Pourtant le Mexique a importé le concept français Vélib né à Lyon des vélos de location. Dans les quartiers historiques ou cosmopolites parce ce qu’il faut une carte bancaire, pour emprunter, ce que n’ont pas de nombreux mexicains.

La location reste donc assez limitée. (En 2010 24 000 utilisateurs par an sur 20 Millions d’habitants…)

D’autres zones comme Coyoacan mettent à disposition des parcs de vélos à emprunter gratuitement.

Enfin il y a ceux qui possèdent un vélo vont au travail avec et qui ayant parfois voyagé en Hollande ou en Allemagne regrettent que les cyclistes déféños soient si peu protégés dans la capitale et même que la conduite des automobilistes soit « carrément criminelle »

Un nouveau décret sur la circulation vient d’être promulgué. Interdisant les couloirs d’autobus et les trottoirs aux vélos . Ce n’est pas un luxe pour les chauffeurs des transports en commun qui voient parfois venir en face des deux roues et le prennent de manière plutôt bon enfant, mais dont la fatigue doit être accrue par ce genre d’évènement.

La réglementation est aussi destinée à faire rentrer de l’argent dans les caisses de la ville. Et il n’est pas sûr que se dégage beaucoup plus de voies cyclables ni même leur généralisation.

En attendant certains créateurs ont conçu des équipements Biici très chics et assez bien adaptés.

Mais le vélo ne permettra pas aux mexicains si souvent surchargés de transporter leurs paquets. Et les peseros (mini bus) qui étoilent la ville jusqu’au moindre quartier, ou les taxis ont encore de beaux jours devant eux.

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Published by pluiemexicaine
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