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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 08:25
Des millions de mexicains ne célébreront pas « le cri de l’Indépendance » ce 15 septembre

Tradidtion poltique et administrative, suite à l’appel du prêtre Hidalgo dans son village de Dolores demandant à une troupe d’indigènes de refuser la domination du français Joseph Bonaparte installé par son frère sur trône d’Espagne à la place de Fernand VII. En fait cela n’avait rien à voir avec une mesure républicaine. Et les historiens varient sur la réalité de cet évènement. Mais comme dans beaucoup de célébrations nationales, la légende joue un rôle majeur. On s’arrange à penser que cet événement de 1810 fut le début d’un processus de l’Indépendance mexicaine avenue 11 ans plus tard en 1821.

La cloche de Dolores a été apportée jusqu’au palais gouvernemental sur la place du zocalo de Mexico et chaque année la nuit du 15 au 16 septembre, les présidents mexicains lancent du haut du balcon central le fameux cri de Hidalgo, appelé cri de l’Indépendance.

En fin de mandature Felipe Calderon, sous la menace citoyenne de manifestations hostiles était allé pousser son cri à Dolorès de Hidalgo, village des origines.

Cette année devant la situation très grave pour des millions de mexicains, disparitions forcées, crimes, pauvreté, corruption, de nombreuses voix se sont élevées contre cette manifestation festive.

« Rien à célébrer » ou « zocalo vide »sont deux des consignes sur les réseaux sociaux. Et aussi suite aux parents et camarades des 43 normaliens disparus depuis un an sans aucune résolution de ce crime collectif et les barrières mises par le gouvernement pour empêcher l’enquête auprès de l’armée présente sur les lieux et fortement suspectée, s’élève une demande de célébration alternative. « l’autre cri de Dolorès » ou « Contre cri » jouant aussi sur le sens du mot Dolores / douleurs. Réclamer la démission du président de la République inopérant dans cette enquête et considéré comme responsable de l’impunité générale qui suit les horreurs perpétrées au Mexique sous son mandat.

Tandis que de manière inepte, au lieu de faire activer les recherches, les députés se livrent à de mutuelles accusations avec banderoles dans l’enceinte même du Parlement, la présidence a de son côté tenté de diminuer les frais de la cérémonie du Grito, en supprimant une scène qui normalement se trouve au milieu du zocalo où se produisent différents groupes musicaux. Néanmoins cette économie de plusieurs millions de pesos n’a pas satisfait et la présidence est en ce moment attaquée sur le coût de ses invités VIP au repas qui suit le Cri.

La raison de la suppression de la scène tient sans doute plus à une mesure de sécurité publique, la soirée VIP se déroulant à l’abri des murs du palais.

En tout cas le Mexique blessé par une violence tous azimuts que ne cherche à juguler aucune politique fiable, ne criera pas joyeusement son indépendance. Pire c’est un grand cri muet qui retentira ce soir dans la République Fédérale

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Published by pluiemexicaine
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