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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 13:26

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Vingt mouchoirs blancs, brodés de rouge (pour un mort) ou de vert (espoir de retrouver un disparu), sont exposés à l'espace Arts & Planète, 39 rue Liancourt à Paris (14e). Vingt mouchoirs, objet de larmes, résumant la mort d’êtres chers Juanello, et Gabo, de Morelos, d’autres victimes de Tijuana, Chihuahua, Juarez, Veracruz.

Mémorial léger permettant de faire réaliser chaque cas en le matérialisant.

Cette exposition française est le fruit d'EmergenciaMx, Yosoy#132 et Arts&Planète.

 

Parti de Guadalaraja le projet Broder pour la paix s’inscrit dans une tradition millénaire mexicaine. Mais Benoît Hervieu chargé de l’Amérique latine à Reporters sans frontière, né en 73 dans une communauté se rappelle les femmes de réfugiés politiques brodant un nom de disparu, d’être cher. Plusieurs personnes fauchées en même temps par des balles perdues.

Le tracé déborde comme secoué d’émotion ou de sanglots. Le message sobre. Parfois une colombe aux ailes rougies. Parfois une signature Terese.

D’autres carrés de toile utilisent le pointillé « bordado al punto » fleurs en étoiles, chemins, motifs géométriques : ils évoquent l’anniversaire de la création du MPJD.

Ces mouchoirs exposés dans une galerie en même temps qu’un artiste mexicain, sont appelés à voyager. Le réseau des brodeuses ou brodeurs? S’étend à de grandes capitales occidentales et au Japon.

Il faut faire circuler l’informatiion par tous les moyens.

 

Car au Mexique les investigations sur ces victimes négligées par la police et l’Etat, quand elles ne sont pas de surcroît criminalisées, sont faites par des journalistes. Eux aussi à leur tour menacés.

Benoit Hervieu chargé d’un rapport pour RSF en 2011 Comment le crime organisé fait main basse sur l’information, énumère le nombre de 85 confrères tués, dont 15 en fuite. 20 autres déplacés réfugiés dans la capitale (plus de 50 de 2010 à 2012!)

« A partir de 2000 les journalistes ont pensé retrouver la liberté d’expression mais cette brève respiration est retombée. Au-delà de l’extrême violence, est survenue la liquidation du judiciaire : l’impunité est devenue la règle au Mexique. »

Un journal mexicain annonçait ce 27 septembre 2012 que 90% des délits n’y sont jamais traités.

-Dans quel but cette impunité? Pour monter les cartels les uns contre les autres. Aujourdhui les épicentres de la violence fédérale sont Guerrero, Morelia Veracruz. Avec une aggravation due à la militarisation. Calderon, élu en 2006 originaire de Michoacán a cherché à déplacer le problème de cet état vers les autres. (à cette époque la moitié des journalistes tués en étaient issus.)

A ceci s’ajoute une bureaucratie effrayante menant à la folie administrative qu’Hervieu compare à celle vécue par Astérix dans ses 12 travaux. Associé au complexe droit « fuero fédéral o fuero comun »?Le temps de le savoir peut durer des années. Compliquant terriblement la tâche des ONG comme RSF.

 

« Calderon qui a compris le danger a préféré fédéraliser toutes les atteintes à la liberté d’expression. Une loi votée par le sénat en Mars 2012 et avalisée par la ½ des états fédéraux. Mais ainsi la plupart des ONG liées à la presse, Cencos, Art.19, RSF sont noyautées par le pouvoir pour bloquer ce processus.

Aujourd’hui en plus de cet héritage se retrouve la censure. Censure à l’égard du Magazine Proceso et de Zocalo mensuel spécialisé dans les libertés, dont la publication a été bloquée par le distributeur INTERMEX.

De plus les radios communautaires en font de plus en plus l’objet par toutes sortes de harcèlement. »

Le problème mexicain donne ainsi à revoir la question de l’implication de la violence sur la liberté de la presse.

 

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Pour appuyer les dires du responsable Amerique de Reporter Sans frontières, suivait une intervention de Jean Rivelois de l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) spécialiste du rapport légalité illégalite et de la violence politique.Il a publié Drogue et pouvoir au Mexique, en 1990. Il rend hommage aux journalistes et au peuple mexicain qui doivent vivre au quotidien avec cette violence.

 

Il établit un comparatif des relations du PRI et du PAN avec les cartels et la violence dans la façon de la gérer.

Le PRI présenté comme "négociateur" pour un moindre mal, le PAN lui depuis2007 en guerre ouverte contre les cartels, un échec provoquant au contraire un surcroît de violence par militarisation à outrance, exactions et tortures contre de tous petits délinquants pauvres n'ayant aucun rapport avec les cartels, la prolifération de ceux ci, qui se battent entre eux en semant la terreur et le sensationalisme."

"Calderon a fait appel à l'armée par manque de confiance en la police corrompue. Et pas n'importe quelle armée mais la Marine.

Les cartels dominés au temps du PRI sont donc devenus dominants. Ils dominant les acteurs politiques, les institutions. Envoient leurs propres candidats. Surtout dans les Etats frontaliers ou sur la route de la drogue et de tous les trafics.Et sur les lieux touristiques idéals pour le blanchiment d'argent.Le Pacifique voit d'ailleurs une baisse majeur du tourisme, tandis que la côte de Cancun où les choses se font en douceur grâce à la négociation du Gouverneur avec les narcos, attire encore énormément d'étrangers.

Tout opposant policier, journaliste, juriste, y est assassiné. Et ne peut dionc exercer pleinement son office.

Le Mexique a adopté puis relayé la méthode colombienne.

 

Sur la victoire du PRI à la présidentielle de 2012, Jean pense que le peuple a choisi le retour des négociations pour une moindre violence. Eliminant le PAN qui avait non seulement échoué dans sa guerre mais non redistribué les richesses au peuple. Mais il semblerait que le peuple se soit illusionné. Car le PRI n'a plus la main sur les cartels. De plus hors frontière les armes sont en vente libre.Afflux massif favorisant la petite délinquance sociale et la multiplication des cartels officiels.

La présence d'armée en répression dans les quartiers ou les régions les plus pauvres est une calamité, et a développé un nombre considérable d'atteintes aux droits de l'Homme.

Trois piste de solutions:

Lutte pour rétablir niveau social et économique respectable.

Lutte contre le noeud institutionnel et politique de la corruption. Elle devrait surtout toucher les gouverneurs qui bénéficient jusque là d'une impunité totale (Guerrero et Oaxaca). "Oser mettre les gouverneurs en prison".

Lutte contre le blanchiment (implication d'HSBC révélée récemment) et contre ses acteurs.

Jean n'est pas très optimiste sur l'issue il parle de 20 ans d'application pour assainir et relever le Mexique.

Suit une discussion sur ses sources pour affirmer les raisons qui ont présidé au vote en faveur du PRI et la question du PRD et du nouveau parti créé par AMLO après sa nouvelle défaite.

Il semblerait que "le voisin américain du Nord n'ai pas du tout envie d'un gouvernement de gauche à sa porte".

. Le Mexique veut-il aller jusque-là.

En tout cas rien ne se fera, affirme Jean Rivelois, sans la mobilisation citoyenne tout azimut et constante.

 

Cette manifestation en est une des formes. Les citoyens mexicains vivant en France, et sur Paris surtout en sont particulièrement, conscients et déterminés.

 

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Emergenciamx.org

broderpourlapaix.blogspot.fr

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movimientoporlapaz

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Published by pluiemexicaine
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