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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 18:32

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 Miguel Angel Granados Chapa a publié le 3 juin dans la Reforma et dans le magazine internet ETCETERA un article intitulé CARAVANE DE LA CONSOLATION
Après avoir décrit la mise en route de la Caravane. Son origine et la «Route du deuil» qu’elle parcourt, jusqu’à la frontière des USA Granados Chapa en donne l’agenda de Cuernavaca à Juarez où sera signé le Pacte des Exigences par les organisations citoyennes présentes y compris les nombreux groupes solidaires qui viendront des Etats-Unis.

Puis il entre dans l’esprit de la Mobilisation. Et là commence ma traduction.

 

«...Entre le 8 mai et demain,la Manifestation commencée voilà un mois dans la capitale de Morelos, s’est changée en Mouvement. Elle a acquis en même temps des contours plus nets et plus larges. Maintenant ce qui caractérise cette mobilisation, née de l’assassinat de Jean François Sicilia et de 6 autres personnes, c‘est la certitude du but et une grande hétérogénéité de points de vue. Ceci en est arrivé à un point que c’est une richesse et non une faiblesse du Mouvement. Et pour cela il ne manque pas de mécontentement, quasi en manière de dénonciation, sur une prétendue superalliance activiste

pour la justice pénale, qui parle des « infiltrés » dans la marche. Expression dénuée de sens dans une mobilisation retenue, caractérisée par l’ouverture, dans les rangs de laquelle peut entrer toute personne qui a une requête et une demande à ventiler.

Certes il y a des exigences centrales, la sécurité et la fin de la violence, mais autour se déplient une foule d’autres demandes parce que la mobilisation est une sorte de forum mobile.

Dans l’effervescence simultanément le désespoir et l’espoir, l’indignation et la douleur, la certitude qu’on ne peut rien contre l’impunité et celle qu’on peut beaucoup en s'appuyant sur la force citoyenne.

De là à ce que les critiques de Sicilia et des organisateurs du Mouvement les accusent de se laisser manœuvrer par de nombreux intérêts distincts des mobiles évidents qui les ont lancés et qu’ils s’affligent sournoisement de ce que des mouvements divers se seraient «cristallisés» dans la très respectable cause du poète, pour «se montrrer» et faire valoir son propre programme.

Ils ignorent que c’est la nature même des choses et non une veine lucrative qui rendent Sicilia et ceux qui l’accompagnent capables de mobiliser et d'organiser.

 

Comme on peut le voir dans le tracé de la route, la caravane transitera par des chemins et des rues où s’ est concentré un mode spécifique de destruction de la conviviance et se sont livrés des combats cruels de bandes rivales et des forces de l’Etat contre ces bandes avec de graves dommages pour la société.

Il s’agit sans doute d’une carte incomplète. Ils ne toucheront pas - pour des raisons logistiques - à des régions comme Tamaulipas, Sinaloa, Nayarit, Guerrero, Veracruz, Tabasco, Oaxaca…etc.où la délinquance organisée et le combat contre elle, ainsi que d’autres formes de violence, causent des dizaines de milliers de morts.

Mais aucune de ces victimes, des états qu’ils vont parcourir, des régions mentionnées et du

reste de la République n’est exclue des pensées de Sicilia ni des organisateurs du mouvement.

 

Parce c’est de cela qu’il s’agit, de transcender la froideur des chiffres pour reconnaître dans chacune des personnes dont la vie a été cassée pendant ces criminelles années de plomb.

Avec sens poétique et sociologique Sicilia propose de découvrir «derrière les numéros, mélanges d’abstractions statistiques dans l’imaginaire administratif», "les visages, (les) histoires mutilées (les) familles brisées». De cette façon le militant poète invite à un indispensable exercice criminologique et social : Il faut savoir qui sont les morts innocents et les devenus délinquants, pour déterminer le moment et les causes de leur transformation; pour éviter que d’autres ne fassent pareil.
Il faut savoir qui dirige, qui emploie des enfants et des adolescents, qui pourraient avoir un autre destin que distribuer de la drogue et manier des armes, pour protéger le négoce des petits narcos et de leurs chefs. Des tâches subalternes que réclame la clandestinité!

 

Après avoir présenté la Route du Deuil mardi, ensemble, avec ses compagnons , Sicilia s’est rendu à San Francisco pour recevoir le prix «choix du peuple» attribué chaque année par Global Exchange, une organisation de Défense des Droits de L’Homme.

Il y a dit que les causes de l’horreur qui mine beaucoup de mexicains sont multiples et profondes. Qu’elles sont le résultat d’une guerre absurde, du large pourrissement des institutions du Mexique et de l’irresponsabilité politique des Etats-Unis qui peinant à diminuer leur consommation de drogues, ont mis en place au Mexique une guerre qui n’a diminué ni la consommation ni le trafic et qui nous a coûté des milliers de morts et de disparus."

 

 www.etcetera.org.mx

 

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Published by pluiemexicaine
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