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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 11:16

femini

 

J'ai reçu ce poème émouvant de Véronique en Hommage à sa soeur morte à Juarez. Car les Lois en faveur des victimes ne seront rien si la violence continue à l'égard des plus démunis, femmes en priorité, enfants, migrants...

Je vous le livre tel qu'il m'a été adressé bilingue.

 

 

hommage
Véronique Iratçabal
A ma sœur, a mi hermana,

Camino, camino,
Je marche, je marche,
Depuis le matin, je marche,
Depuis ma naissance, je marche

Desde la mañana camino
Desde mi nacimiento camino
Je me rappelle ces pierres qui me faisaient trébucher
Recuerdo estas piedras que me hacían caer

Je me rappelle ces émotions
Qui me faisaient chanceler
Recuerdo esas emociones
Que me hacían vacilar

Je me rappelle ces pierres de mon enfance que je transformais en argent
Recuerdo esas piedrillas de mi niñez que transformaba en plata

Je me rappelle ce sable, poussière de lumières d’ailleurs
Recuerdo esa arena, polvo de luces fueranas

Je me rappelle ces hommes
Qui me faisaient vibrer
Recuerdo a esos hombres que me hacían palpitar

Je me rappelle ces machines qui m’alimentaient
Et m’épuisaient
Recuerdo esas máquinas
Que a la vez me alimentaban y a la vez me tragaban

Je marche, camino
Estoy en el desierto y camino
Je suis dans le désert et je marche
Mes jambes sont constellées de vos yeux
Mis piernas están saturadas de sus ojos

Je marche et je bute sur les pierres de mon enfance
Camino, atropellando mi niñez en este camino.

Tengo 24 años y me muero ante sus ojos…
Tenía 24 años y me morí ante su indiferencia

J’ai 24 ans et je meurs devant vos yeux….
J’avais 24 ans et je suis morte dans l’indifférence

Soy el numero 1424 de este año
Je suis juste le numéro 1424 de cette année.

Ciudad Juarez, 2 de noviembre del 2012

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Published by pluiemexicaine
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