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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 16:03

 

 

 

Vienne (dans l'Isère) son passé Gallo-Romain, ses 7 collines, son festival de Jazz, et...ses Lettres sur Cour.

 Cour des Carmes, Jésuites, ou déchaussés et même sur les hauts de l'amphithéâtre. Des auteurs dont une petite poignée d'aficionados mexicanos. Des lectures. Par Florence Olivier, traductrice et professeur à la Sorbonne, un tableau des Lettres Mexicaines. Véritable "ordonnance pour les vacances" dit Isabelle Giroud présidente de l'association Viennoise. La célébrissime librairie Lucioles de Vienne est là sous le porche pour fournir le pharmacon! Même si son fondateur Michel Bazin a passé la main, il a confié son officine à Renaud, son disciple.

Le malade de littérature ne se nourrissant pas que des choses de l'esprit, et comme il faut combler un vide, un buffet a été réalisé par un ancien de chez Lucas Carton. simple et raffiné. Sous les parasols au chiffre de Lettres sur Cour des rencontres au gré des tarots de Marseille, de la celtitude et des arbres perchés.

Et puis...vers 17 h le doux visage de David Toscana, penché comme un chat plus que malicieux sur ses oeuvres, lisant en espagnol l'incendie de la synagogue de Koenigsberg ou la trucidation d'un bouc (chivo). Sous l'oeil amusé, complaisant  tendre et beaucoup autre de Sara son épouse polonaise et traductrice.

Florence Olivier lit en français ce texte-là tiré d'El Ultimo Lector. David déguste sa bière à petites gorgées. Regardant parfois les hirondelles, comme Ramon de la Serna leur correspondant.

Un clarinettiste lui aussi haut perché, introduit, soutend, improvise. Clarinette soprano et basse, selon le climat. Judicieusement.Joris Garnier, lyonnais, habitué du lieu. Son petit chapeau noir le fait ressembler à un personnage de Saint-Ex, un voisin.

Et Toscana lit.

Il fait chaud, l'égoût de Vienne plus romain pour un sou, reflue des relents idoines à ces scènes violentes de retenue, cette littérature ou "le mot de mort n'est pas...la mort". Mais Toscana n'en reste pas à des descriptions qu'a peut être lu l'auteur de "Que font les rennes après Noël." Ensuite vient une réflexion morale et anthropologique puissante, discrètement ou indiscrètement caustique mais redoutable de justesse. Et la justesse n'est elle pas la qualité première en littérature?

En tout cas lisez à tout prix en espagnol le Pont de koenigsberg, en français Un train pour Tula (tendre historique et déjanté) et El Ultimo lector, polar bibiophile qui sent la poussière, le vent et le sexe. Au pays de Juan Rulfo.

Et vous m'en direz des nouvelles!

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Published by pluiemexicaine
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