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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 09:00

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L’enfant qui n’avait pas de lit, titre énigmatique part d’une réalité locale « Avec un climat voisinant 40° il n’était pas raisonnable d’avoir un lit! » D’ailleurs zapothèques comme Juchitèques n’en n’avaient pratiquement jamais. Aussi dormait-t-on sur une couverture, un hamac, ou une peau de vache! C’est le cas de ce petit garçon, Chico Min, héros de cette histoire peuplée de songes. Une vache à robe ajourée où son père savetier a découpé selon ses besoins de quoi confectionner des chaussures.
Une vache par-dessus le toit, et cette histoire familiale vraie, prend une dimension mythique.
Car les 16 illustrations de Francisco Toledo, emportent ce récit au niveau de la poésie pure. Le texte écrit en langue zapotèque (et traduit en espagnol) par la poétesse Natalia Toledo, fille de l’artiste, veut inciter les familles riches d’une des 68 langues du pays à raconter leur histoire de pour ne pas perdre leur patrimoine linguistique. Et pour transmettre au plus grand nombre ces bijoux de l’oralité qui font prendre conscience d’autres modes de vie et d’un autre imaginaire. 
L’association père fille fonctionne parfaitement. Le premier ayant « mille idées à la minute » suggère, la seconde réalise. Ils avaient déjà revisité une foisonnante et drôle édition du Lapin et le coyote. Elle aussi bilingue. Cette fois-ci il s’agit de la mémoire du grand père et arrière grand père, plus proche. La réalisation finale par le biais de l’art atteint l’universel sans se départir de sa tendresse.

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Publié aux éditions Alas y raïces avec le soutien du Secrétariat à la Culture de Oaxaca,
El niño que no tuvo cama, a été présenté à la Fête du Livre de Novembre. Sans doute parviendra-t-il en Europe sous peu.

 

 

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Published by pluiemexicaine
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