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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 13:04

Al teatro de la Capilla >11de mayo
Deux hommes de théâtre un auteur et un realisateur. Anciens amis se retrouvent pour dîner dans un restaurant chic. Presque au corps défendant du premier Wally. Car André le second longtemps disparu de la scène newyorkaise est considéré comme zinzin.
De fait sur les chapeaux de roue, son récit d'expériences pseudoesotericomysticonewage laissent perplexe son auditeur. Abondance de clichés entendus à NY dans les années 80 quand fut écrit le scénario, en Francedix ans plus tard et à Mexico aujourdhui. PNL, développement personnel, bien-être et tutti quanti! Des trucs pour adolescentes,profs à la retraite et femmes en manque. Mais pas pour un artiste ! Pourtant l'André en question vous entraîne dans son délire, sur fond politique parano nazi. Ce qui aggrave son cas.
Un serveur classe passe les plats sur scène et dans la salle disposée comme un restaurant. Il semble lui aussi perplexe.
L'auteur sue, et grimace, sous le projo et le réalisateur espèce d'échassier don quichotienétend ses grandes mains pour ponctuer son propos. Un acteur assez génial à vrai dire en la personne de Boris Scboenman.
Mais le fin du fin n'est pas tant le discours sur la décadence sociopolitique que son rapport avec l'oeuvre théâtrale et sa représentation.
L'auteur paraît pépère et assez normaliste dans sa vie privée, André, a quelque chose d'Artaud. Dans la démesure et la fixité. Certes pas de peyotl ni amphés...mais pas besoin les expériences sectaires déjantées en tiennent lieu. A chacun sa dope!
La pièce est un peu trop longue dun quart d'heure. Le thème trop obsessionnel.Le public bouge change de fesse, les mobiles vibrent sonnent. Mais dans l'ensemble on vous sert un morceau de roi.
La déambulation de Wally- Manuel Ulloa- dans Mexico est un apéritif qui fait espérer le grand André. Le serveur est parfait, le vin excellent. Les amoureux sont justes séparés par la configuration de la salle scène pendant le spectacle. C'est un peu dommage! On aime partager un bon moment l'un près de l'autre. Les acteurs s'éclipsent dans la nuit. Règlent des questions matérielles. Les spectateurs vont boire un mezcal, regagnent leur logis en taxi uber.
Le théâtre survivra t il à la crise de civilisation? Apparemment oui! Newyork survivra t elle à Trump? Sans aucun doute. Mais bien atteint...

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Published by pluiemexicaine
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