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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 18:02

marthaJ

Parmi les 22 juges de la Coupe du Monde de Pâtisserie 2013, deux femmes. Dont la juge taïwanaise et Martha Sanchez,  présidente de l’équipe mexicaine.
Pendant cette épreuve voulue en 1987 par son fondateur Gabriel Paillasson comme l’équivalent de « ce qu’est la formule I à l’automobile », Martha s’est montrée très concentrée. L’épreuve dure 10h plus le temps additionnel d’arrivée et de libération du Box dans lequel œuvre chaque équipe. Box n° 10 pour l’équipe mexicaine. Ensuite Martha retrouve son sourire éblouissant et un serein professionnalisme.
Entretien avec la chef « sucré salé » passionnée d’enseignement et de voyages gastronomiques.

Comment Martha Sanchez est-elle arrivée à la Coupe du Monde de Pâtisserie?
Enseignant dans plusieurs universités et écoles de cuisines de Mexico, membre du Club Vatel, j’ai fait partie de la coordination technique de la Coupe Maya Latino-Américaine de Patisserie Abastur, épreuve éliminatoire avant la Coupe du Monde.
J’avais déjà été juge de l’équipe Mexicaine au Mondial des arts sucrés. Je suis aussi membre de l’Académie culinaire de France. On m’a donc invitée à suivre l’équipe de mon pays à Lyon.

Connaissait-elle les autres juges?
Surtout les juges latino-Américains, Colombiens, Argentin et Brésiliens.
Quelle était l’ambiance du Jury?
Très fraternelle et empathique. Le partage des critiques a été très positif, ainsi que celui des expériences sur la façon dont chacun avait vécu la préparation à cette Coupe.

Les différentes épreuves du concours

dessert choc


Entremet au chocolat grands crus Valrhona

Entremet glacé aux fruits de la gamme Ravifruit

12 desserts à l'assiette dont 11 pour la dégustation et 1 présenté sur une pièce artistique en chocolat.

1 pièce artistique en sucre

1 pièce artistique en chocolat

1 pièce en glace hydrique


mail.google.comG2

Tous est noté sur 20 avec coefficient 3 sauf les 2 entremets de coefficient 5.

Outre le dégustation et présentation du buffet sont notés le travail, propreté, technique, collage et finition.
chocmartha            marthaGui
Comment a-telle perçu les autres équipes?
Chaque pays est riche d’enseignement tant par sa technique culinaire que par le style, ou même l’attitude de l’équipe.

Sa préférence?
L’Italie est le pays qui m’a le plus impressionnée par sa méthodologie de travail.

Pense-telle que l’équipe mexicaine a eu le temps, l’accès aux ingrédients et les moyens suffisants pour une bonne préparation?
En général rien n’est suffisant : On voudrait toujours plus! En fait, dans ce cas précis, la clé n’est pas dans les ressources mais dans leur optimisation. Par ailleurs à tout instant les sponsors ont fait le maximum pour fournir le nécessaire.
Depuis Août 2011 l’équipe Panaderia y Pasteleria de Puebla s’est consacrée à cette épreuve. Et deux semaines avant la Coupe s’est entraîné au Lycée François Rabelais à Dardilly (banlieue de Lyon) à raison de 10h par jour.
CMP
La durée de épreuve! Et beaucoup de stress?
Le stress est inhérent à la vie. Le défi ensuite est de l’utiliser de manière positive et pour qu’il ne nuise pas au déroulement de l’épreuve.


Les qualités de la Coupe sont-elles ce qu’on attend des desserts?
Il y a toujours des préparation qui surpassent les attentes et d’autres qui ne les réalisent pas. Mais sur l’ensemble, le niveau moyen de la Coupe est celui qui sert de référence et informe la tendance.

Les desserts paraissent très sophistiqués, qu’en est-il du goût?
L’objectif est d’ajuster l’apparence et le goût. Certaines équipes y parviennent. Il y a eu aussi des proposition d’un excellent équilibre gustatif mais dont il aurait fallu travailler l’aspect visuel ou le montage.

Que se passe t-il après la Coupe?
Chacun retourne à ses obligations et aux rendez vous prévus par les sponsors.
Pour ma part j’ai acquis la certitude que cette Coupe du Monde de Pâtisserie est vraiment La Référence. Et je suis heureuse d’y avoir participé et présidé l’équipe Mexico.



 
Petite rétrospective biographique
marthaet...

Martha avec Philippe Urraca président des Meilleurs Ouvriers de France de Patisserie


Martha Sanchez après un diplôme d'administration des personnels s’est formée comme chef à l’Université IberoAméricaine de Mexico, et elle a poursuivi son apprentissage aux USA, en Argentine et en Belgique. Évidemment à l’affût de nombreuses expériences elle a aussi bien pratiqué la cuisine et pâtisserie Créole en Argentine que la Chocolaterie Française actuelle avec Philippe Godet de l’Ecole Lenôtre. Des desserts glacés à l’italienne, elle a pu travailler à Chicago avec Paco Torreblanca en cuisine et pâtisserie internationale. Car le savoir est pouvoir et « une parfaite connaissance des techniques culinaires ouvre la possibilité de créer et de libérer le goût ». Elle ne dissocie jamais cuisine et pâtisserie, car elle estime qu‘au « temps de la globalisation on ne conçoit pas le salé sans le sucré et inversement. » Et comme « chaque jour existe une grande opportunité d’apprendre et de transmettre » elle estime que sa « spécialité est l’enseignement de la gastronomie ».
Ayant elle-même participé avec Mexico aux Olympiades culinaires en Allemagne et à la Truffe d’Or de Lausanne en Suisse, elle entraîne donc ses élèves à des concours culinaires et depuis 2 ans ils ont a battu le record en gagnant 11 concours.
Membre actif du Club Vatel elle est chargée de la Communication, écrit dans des revues mensuelles privées et publiques. Et influencée par « S’imaginer » émission télévisée de Canal Onze dans son enfance, elle participe à l’émission « saveurs familiales mexicaines ». Cette fonction est importante. Car pour elle « réaliser un plat n’est pas seulement un talent, il transcende l’esprit et l’âme du convive ».
Évidemment ce niveau de compétence et de rayonnement professionnel elle devient ambassadrice de marques comme Woodstone Ovens ou Kitchen Aid pour l’Amérique Latine, et développe des recettes pour les produits Santa Clara.

Mais comment lui est venu ce goût pour la cuisine?
Personne dans ma famille n’a fait profession de cuisine. Mais je dois mon goût premier pour la gastronomie à ma grand-mère Vivis et à ma maman Marù qui avaient toujours plaisir à préparer des plats tant salés que sucrés pour satisfaire leur famille.

Premier souvenir pâtissier?
Il y en a beaucoup, mais l’un des plus marquant est un gâteau au fromage, avec des notes de citron vert sur une base de galette au beurre, qui se déguste frais. Je le réclamais chaque année à ma mère pour mon anniversaire.

Son dessert préféré?
Ce sont les crèmes cuites. Rien n’est meilleur qu’un flan ou une crème brûlée. J’ai une préférence pour les laitages et les textures onctueuses.

Et parmi les desserts français?
Les classiques, le Paris Brest, Napoléon, et tarte Bordalou. Le plus difficile serait de répondre ce que je n’aime pas!

Pécher mignon?
En fait ma découverte des routes gastronomiques me conduit aussi bien à la fabrication de la tequila à Jalisco, qu’au vin à Mendoza ou au Rhum cubain. Et me voici constamment sur le point de m’échapper, pour des voyages culinaires.

Ce goût de l’échappée serait-il une faiblesse?
Par certains côtés. Mais en même temps je suis en train d’envisager mon propre concept culinaire à Mexico DF et j’ai le projet de développer un tourisme culinaire, tant local qu’international.

Voilà qui promet bien des plaisirs et du travail. Mais la Chef Martha Sanchez à la personnalité bien trempée, à la fois cigale et fourmi, suit son chemin sucré salé, dans la mondialisation de l’espace culinaire.

Paris Brest
Napoléon
Bordalou

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 18:08

tamales

 

Hier je suis allée à "La Taqueria" l'unique! de Lyon, Don Taco, 13 rue Mercière. Facile c'est la rue des restaurants en Presqu'ile- déguster les Tamales que Mauricio avait préparé pour deux jours.

Cet arôme inoubliable, dès que paraissent sur table les "petits sandwiches préhispaniques" destinés sans doute aux déplacements. Dit-on. Masa de Maïs, saindoux, bouillon des viandes avec lesquelles sont fourrées ces Tamales. Poulet, boeuf, Chile verde, jalapeño, mole, chile rojo. Une nourriture saine, substancielle et juste épicée.

Ici en tout cas. Car, dit Mauricio le chef, la cuisine mexicaine ne doit pas "arracher la bouche" (en France on est plus cru que cela) elle doit exciter les papilles." Effectivement, mon estomac un peu capricieux a fort bien supporté ce mets.

Hélas on ne peut les goûter que pendant deux jours. "C'est beaucoup de travail", dit Adeline l'épouse française du chef.

Les deux restaurateurs notent que les mexicains par "Malinchismo" c'est à dire assimilation à d'autres moeurs étrangères, ont tendance à négliger ces mets traditionnels. "Réservés aux pauvres". Et qu'en s'enrichissant ou changeant de statut social on en vient à rejeter la tortillas pour mettre du pain sur la table.

Cette négligence, qui est peut-être une étape, en réalité creuse l'oubli. Et les deuxièmes ou troisièmes générations se sentent souvent obligées d'y revenir, par l'étude. Et donc un peu artificiellement.

Dans les écoles de cuisine mexicaines, on passe 95% du temps aux cuisines française, américaine, italienne, et seulement 5% à la cuisine traditionnelle, régionale. Spécifique comme l'est le parler local, l'air ambiant, la musique originelle.

En fait, l'ouverture à l'autre ne doit en aucun cas nous faire oublier nos richesses. Et la cuisine mexicaine a une palette aussi diversifiée que la cuisine française.

"Mettre en valeur sa propre culture, oser être fier de ses spécificités" dit Mauricio, voilà ce qu'il faut. Et certes cela ne mène pas à l'étroitesse nationaliste, mais au partage et à la connaissance mutuelle, dans le plaisir. Et ce jeune chef qui a aussi travaillé chez Bocuse et dans les plus grands restaurants gastronomiques mexicains, a su trouver le moyen de séduire aussi bien les français en quête de découverte culinaire, que les amoureux du Mexique, nostalgiques de ce qu'ils y ont goûté, et la communauté mexicaine de la région heureuse de se retrouver autour de ses rituels chaleureux.

Et pourquoi les tamales? " explique Paola Hernandez Para. Là où les chretiens font sauter des crèpes avec une pièce dans la main, pensant être riches toute l'année. La Fête de la Chandeleur correspond à la présentation de l'enfant Jesus, et sans doute à un renouveau tellurique : le printemps arrive et déjà pointent certains bourgeons. La terre s'éveille sous le froid qui perdure en Février. Les espagnols ont donc mêlé leurs rites à ceux des civilisations préhispaniques. Et le Tamale offrande au Dieu Tlaloc a perduré dans la consommation d"un mets à base de ce maïs, d'où est né la vie.

Et quand passera la Chandeleur, n'hésitez pas à aller goûter les soupes de frijoles (haricots noirs très riches en protéines et fibres). Ou les flautas, al pastor. Raffinée, simple, chaleureuse, c'est la cuisine urbaine proposée par Don Taco. Et pour prolonger une petite boutique "tiendita", où vous trouverez entre autre du nopal, sauces, chile, cajeta, etc....

 

don taco2

 

Et pour finir en musique, je vous propose ce lien tout frais d'aujourd'hui, du magazine mexicain SinEmbargo qui propose de cliquer sur 6 chansons de tamales

link

Bonne chandeleur à la mexicaine!

Lire aussi (et merci à celle qui m'a adressé ce lien)
Visitas Guiadas con Historia por Paola Parra Fernández

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 21:46

mail.google.comA

Il est rayonnant ce jeune homme qui sort des cuisines du Bocuse d'Or. A 19 ans et après seulement 3 ans de cuisine, il a eu la chance de participer à une épreuve internationale devant un jury de 23 chefs du monde entier.

Y a t'il eu quelque chose de plus facile?

- Non tout a été difficile. nous avons appris seulement en novembre dernier que nous étions sélectionnés. Nous avons donc contitué l'équipe et élaboré le projet pour nous entraîner.

- Etais tu habitué à cuisiner le Turbot?

Non, non. pas du tout! et c'était un challenge. Parce qu'il n'y a pas de turbot au Mexique. On a un poisson Pesoa qui s'y apparente le plus mais ce n'est pas pareil. On ne traite pas le poisson de la même façon, à l'assiette. On ne pouvait aller au marcher chercher. Mais ce n'est pas pareil.

-Depuis combien  de temps cuisines-tu?

Depuis trois ans. J'ai travaillé avec Miguel et puis je vais à l'école, mais je n'ai pas fini. Je rentre demain pour reprendre les cours.

-Comment as-tu été choisi? Tu étais le meilleur élève?

Peut être? dit il modeste. Travailler avec Miguel que je considère un peu comme un père, est une expérience extraordinaire. De toute façon c'est une expérience merveilleuse et très importante pour ma vie je pense. Je travaille durement et avec le coeur.

- Tes parents cuisinaient-ils?

Non. J'ai juste maman. J'ai été initié par ma grand-mère. C'est à elle et à son influence que je dois d'être là. Et je pense qu'elle peut-être fière. Elle a toujours pratiqué une cuisine traditionnelle, typique et régionale. Pleine de goût et d'arômes. Je suis de Guerrero. A la fois régionale et totalement mexicaine.

(On ne dira jamais assez l'influence des grands parents dans la formation des métiers d'art! quelque soit l'art!)

-la cuisine mexicaine reconnue par l'UNESCO?

Oui pas du premier coup mais c'est fait.

-Tes parents ont pu suivre le concours?

Oui. malheureusement ils avaient d'autres impératifs et ils n'ont pas pu venir. mais il me soutiennent et m'encouragent. Je leur ai parlé ce matin. Et, ils sont très contents!

- Claro! Nous aussi. Comment s'est fait le choix si original du filet de boeuf serpent?

Petit à petit. Nous avons pensé le caracol Maya, le tamal, la balle, les légumes et fruits qui constituent la base de la cuisine mexicaine. Puis tout s'est cristalisé autour du serpent. Sur la pyramide avec l'observateur.  Et là il a fallu élaborer cette croûte qui en rappelle la peau. Trouver la bonne texture.

C'est un travail d'équipe fabuleux. Autour de Miguel.

- Qui semble un homme bien?

Non seulement il le semble mais il l'est.


(Les yeux d'Axel brillent et cette fois de larmes).

Le coach, un chef français installé à Mexico, qui a une fille brésilienne, appelle Axel pour une photo.

Le jeune homme s'envolera directement de Lyon à Mexico. Pour retrouver son rang d'élève à l'Institut du Cordon Bleu..Quand il a été l'espace de 5h25 l'égal des plus grands chefs. Bonne chance pour la suite, Axel qui comme le petit Prince a compris qu'on ne voit bien qu'avec le coeur.

 

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Il pose ici pour moi avec Chef MARTHA SANCHEZ membre éminent  et éminemment charismatique du Jury de la Coupe du Monde pâtisserie hier, qui enseigne dans de nombreuses universités mexicaines.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 20:54

Les tribunes enfin accessibles permettent d'assister à la prestation du Mexique. En bas Box 11 oeuvrent Miguel Quesada et son second Axel garcia ainsi que deux petites mains anonymes.

Dix jeunes supporters mexicains, m'explique Edaly Quezada, sont venus du Lycée Hôtelier de la Fondation Turquois de Montecarlo : 6 cuisiniers, 3 pâtissiers et 2 serveurs. Enthousiastes ils agitent la Bandera le drapeau mexicain avec l'aigle, serpent sur le nopal.Chantent et clament.

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Le serpent c'est l'apparence qu'a voulu donner Miguel Quesada chef de 36 ans à son filet de boeuf, Pâte à la truffe noire et farce à l'ancienne. Cette croûte serpentienne est faite de purée de pommes gaufrettes. Et semble susciter l'étonnement admiratif des juges. Le filet est accompagné d'une royale de foie gras truffé, celeri rave et réduction au porto.Une paupiette de joue de boeuf braisée socle de carotte vichy en garniture, tamal et banane plantain. Une herbe santal du Mexique du Sud est.

Ce filet emblématique semble voler au-dessus d'une pyramide.

 

Dans les tribunes se trouve aussi la souriante ambassadrice de la gastronomie latino Américaine, promotrice des Bocuseet prix Maya et Azteca. Dénicheuse de talents culinaires. Teresa Rios Mata. Nous parlons échanges internationaux, mariages et enfants bilingues. Un quotidien d'aujourd'hui que l'on doit à la mondalisation, dont certains voudraient ne montrer que les méfaits.

 

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Teresa Rios Mata promotrice des Bocuse d'Amérique latine

 

Mais Teresa connaît son sujet gastronomique, apprécie avec des amis le temps de la réalisation le savoir faire et l'originalité. Pèse les chances de succès.

Puis les bravos mexicains très vite se joignent à ceux du Guatemala, candidat suivant. Dont les supporters en toque avec maïs représentent tellement cette spécificité civilisationnelle se trouvent placés juste devant les mexicains dans la tribune.


NdR mes amis excuseront le flou de certaines photos amplement dû à l'émotion!

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 21:44

Lyon. Le Salon International de la restauration et de l'hôtellerie et de l'alimentation SIRHA rassemble le plus select du domaine. Fondé par le mythique chef lyonnais Paul Bocuse, il donne l'occasion à des patissiers et cuisiniers du monde entier de manifester leur maestria devant les gens de la profession et des amateurs fascinés.

C'est ainsi qu'une équipe emmenée par le chef Jacob Rugholm Henriksen de la pâtisserie Dansk de Puebla, composée de jeunes femmes Harumi Paulin Badillo et Adriana Gonzalez Baldes a concouru pendant deux jours intenses . Réalisation de pièces individuelles à l'assiettte, de gateaux et entremets, d'un buffet, d'une pièce de maitre en sucre et chocolat sur le thème de la musique.

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Adriana passionnée

 

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Harumi impeccable jeune chef, la relève féminine?

 

Souriante avant la remise des prix, qui hélas n'ont récompensé que trois équipes, France, Japon et Italie, Adriana est épuisée par le stress, le travail intense du concours et deux semaines d'entraînement au Lycée hotelier de Dardilly "quatorze heures par jour sans s'arrêter". Mais elle est passionnée.

Jusqu'à la fin le doute plane sur les vainqueurs. Aucun point  n'étant révélé au coup par coup. Dans le Jury la Chef Martha Sanchez de l'Université des Amériques de Puebla juge chaque pays sauf  le sien.

Parmi des réalisations plûtot kitches j'aurais volontiers salué la guitare électrique rouge, d'une très grande précison (jusqu'aux jacks pour branchement!) et presque transparence. La texture de la caisse, comme celle de l'ampli sont remarquables. Et la fleur rouge forment une belle unité de tons.

 

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Cristina Gonzalez ainsi qu'une journaliste accompagne cette équipe et réalise de belles photos. Ni elle ni moi ne pourrons hélas accéder aux  tribunes en raison du nombre de supporters. Nous resterons au village des chefs devant l'écran de télévision à siroter un champagne offert par Bridor. Plus confortable que les gradins mais un peu à l'écart de la sympathique fièvre des fans.

Ce soir c'est au dîner de Gala à l'Hotel de ville de Lyon que se rendront les candidats.

 

Une autre épreuve, le Bocuse d'Or attend l'équipe de cuisiniers. Sous la direction du Chaleureux chef Miguel QUESADA du Cordon Bleu Casa de Francia dans la zona Rosa. Il est accompagné de son rayonnant jeune second. Et de Gerardo Rivera de Fiestamericana. que nous retrouverons demain. Suerte a todos. Bonne chance à tous

mail.google.comSY2

miguel Quesada au premier plan

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 08:03

 

dontacos2

La véritable taqueria mexicana ouverte au 13 de la rue Mercière à Lyon (France) par Mauricio et Emeline, apporte enfin cet air mexicain de simplicité chaleureuse qui y manquait.

Sous une porte de style roman, classée, on ne peut manquer cette petite terrasse enguirlandée, la façade verte et aubergine propre à mettre en appétit. Ce vert mexicain que j'aime tant et que l'on trouve aussi bien dans les vieilles rues de Chalco que sur la mairie de Santo Tomas de los platanos.

L'accueil est charmant. Emeline lyonnaise polyglote a étudié au Mexique et rencontré son époux Mauricio, officiant au réputé Bouchon français de Mexico. Ce jeune cuisinier originaire de Puebla, a aussi travaillé en France la Brasserie Le Sud de Paul Bocuse. L'idée lui est venue d'une cuisine simple et goûteuse, midi et soir, pour les lyonnais travaillant dans le quartier et pour tous ceux qui aiment au Mexique ces formules typiques. Quesadillas, flautas, au poulet, au fromage, au porc (al pastor) et pour les grands mangeurs "al hambre". Royal. En entrée des salades de crudités, au citron, et surtout d'incomparables soupes. Comme on peut en déguster à toute heure à Mexico. Soupe de torta, ou de frijoles negros avec son salmis de petits oignons blancs et fromage.

Les garçons (ou filles) en goguette apprécieront la margarita aux fruits rouges. Suivie de bières simples comme la Corona ou plus charpentées comme la Modelo special. A consommer néanmoins selon la formule consacrée, moderato. Et pour les abstinents de tout ordre on sert aussi de l'eau et des sodas.

On peut se régaler à la carte ou en formule. Le tout peu onéreux.Autre avantage Don Taco est ouvert du lundi au samedi, midi et soir.

 

don tacos 

 

don taco2

 

 

Pas encore de site internet. Lentement mais sûrement semble la devise du sage Mauricio.

 

Sur le "Vert" voir l'album de PluieMexicaine sur ce blog

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:25

omelettetomatesJ’ai goûté ce délice à la cafétéria du Musée de Olmeido à la Noria.
La sauce verte est réalisée avec une base de « tomates », qui n’ont rien à voir avec les tomates non mûres utilisées en France pour des confitures de fin de saison.
Non au Mexique la pomme d’amour s’appelle « jitomate ». Tandis que ce légume Tomate [Tomaté] enveloppé d’une coque de feuille ligneuse un peu comme un autre physalis, l’ alkekenge (lanterne vénitienne), reste d’un joli vert.
 

 

Mon amie la plus fine cuisinière du D.F. m’explique que la sauce verte se prépare:


Avec 250 à 300 gr de tomates (doubler les proportions pour 6 personnes)
1 piment serrano (piment rouge en Europe dit Piment oiseau)
1 avocat tendre sans peau (au Mexique on mange les petits avocats avec leur peau lisse et noire) Bouquet de coriandre½ Oignon, 1 gousse d’ail 1c café de sel

L’omelette doit être fine et large, non pas épaisse.

 
L’association du jaune et du vert est subtile et revigorante. Dans la serre de la cafétéria de ce musée, après avoir vu quelques tableaux parmi les plus beaux de Diego Rivera, loin des murales qui l’ont rendu célèbre et dont le côté pédagogique déplaît à certains touristes européens. Parmi les paons qui descendent en vol plané du campanile et les petits Xoloitzcuintle, chiens préhispaniques gris lave qu’on a du mal à distinguer de leurs propres statues sur les pelouses du parc.
Ce plat a été un de mes premiers contacts avec la cuisine mexicaine. Il me plaît toujours beaucoup par sa légèreté et sa fraîcheur.

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 19:28

mexbest (578)

MAIS OGM MONSANTO, semailles massives autorisées au Mexique.

La sécheresse a bon dos : "Le Ministère de l’Agriculture (SAGARPA) a levé les derniers verrous qui protégeaient le Maïs mexicain" de promiscuité avec le Maïs OGM. C’est-ce qu’annonçait le 13 février dernier La Jornada.
Pas seulement Monsanto, mais aussi les quatre puissants groupes Bayer, Dupont-Pioneer, Dow, et Syngenta, vont pouvoir s’en donner à leur guise dans les états du Nord du Mexique. 17 projets dont 63 hectares d’abord à Sinaloa, Chihuahua puis Durango et Coahuila.
Le but de ces firmes on le sait n’est pas du tout de nourrir la planète, comme elles le prétendent disant que « cela va combler la pénurie de grains », mais bien d’engranger des gains démesurés, de mettre la main sur le vivant céréalier,après avoir fourgué aussi leurs pesticides qui ont empoisonné des milliers d’agriculteurs et sans doute des millions de personnes, notamment touchés par des maladies neurologiques, scléroses et autres dans les départements de cultures intensives.
Comment les gouvernements peuvent-ils faire confiance au créateur du Roundup, de Mon810, premier producteur de PCB, finalement interdits, pour nourrir sainement ses citoyens?
Autre prétexte, « le caractère obsolète des cultures mexicaines du Maïs » qui font conclure au Ministère « Il est temps de passer en phase commerciale ».

A Lyon Monsanto vient d’être condamné hier pour empoisonnement d’un agriculteur.
On sait évidemment que le groupe Monsanto qui est parvenu en France à faire lever le Moratoire sur les OGM, pratique par lobbying moyennant corruption des parlementaires et surtout, comme les sectes et les criminels, sous forme déguisée, propre, dirais-je de fonds pour la recherche, bourses, et financement de prix environnementaux. Le nom du groupe auquel appartient Monsanto ne s'appelle-t-il pas AGRO BIO? Comme il écrivait faussement sur ses bidon de Roundup "Biodégradable".
Marie-Monique Robin prix Albert-Londres du reportage, qui a enquêté sur Monsanto a réalisé des films très pertinents sur les pratiques du groupe et a eu de graves difficultés. Un chercheur d'origine Indienne ayant voulu expliquer sur CNN les dangers de la firme a été licencié dès le lendemain. Et les Etats Unis bien sûr cautionnent allègrement ces pratiques.

Le gouvernement Mexicain ne veut pas non plus voir que le prétendu gain en céréales sera annihilé par le coup des semences. Que Monsanto finit toujours par faire interdire aux agriculteurs de garder leurs graines qu’ils doivent racheter chaque année. Et qu’ils interdisent aussi aux autres paysans la libre utilisation de graines traditionnelles. C'est d'ailleurs cette méfiance devant ce prétendu propriétaire de ce que la nature a toujours dispensé gratuitement qui fait reculer beaucoup d'agriculteurs mexicains, plus que les risques pour la santé moins visibles. Le gouvernement semble aussi ignorer que les maïs OGM prétendument résistants à la sécheresse doivent être arrosés, pompant les nappes phréatiques et accentuant la sécheresse et le manque d'eau pour les riverains. Ce qui peut déclencher dans certains endroits des luttes violentes.

Ailleurs le Maïs natif semble protégé. L'état de Tlaxcala l'ayant prudemment interdit. Mais à Durango, les Huicholes, et les Tarahumaras à Chihuahua qui cultivent le maÏs traditionnel vont peut-être voir leurs plants contaminés par la dispersion des propriétés OGM jusqu’à leurs champs.
Evidemment l’exemple de Tarahumara peut paraître inapproprié puisqu’ils meurent de faim cette année. Mais le gouvernement Fédéral aurait certainement les moyens de leur fournir en soutien du maïs biologique.
Les 5 couleurs du Maïs dont le berceau est bien sur le territoire mexicain.
L’ Ixim Maya, maïs aux dix noms, un pour chaque peuple indigène. Dont la Jornada précise la liste : 
« Kuxhu pour les Totonèques,
   Tsiri  pour les Purepecha
   Xuba pour les zapotèques
   Tlayoli pour les nahuas et les Chontales
   Bachi pour les Yaquis
   Detha pour les otomis
   Nnam pour les amuzgos
   Sunuko pour les raramuris »

Que cette belle litanie du Maïs comme ses propriétés spécifiques ne cesse pas au profit du seul Maîs Monsanto!
Evidemment sur les préventions écologiques à l’égard des OGM le représentant de Monsanto, Alejandro Monteagudo Cuevas répond qu’il s’agit d’une « discussion réglée. » (bien sûr puisqu’il a fait plier le ministère). Les chercheurs en Biotecnologies de la UNAM Augustin Lopez Minguia Canales est évidemment d'accord avec ce point de vue. Et favorable à "un usage responsable des OGM" qui passe notamment par la possibilité des Etats à se libérer de la tutalle Monsanto en créant comme le Brésil ses propres firmes. (On voit tout l'intérêt qu'en tirerait ce chercheur si cela se faisait!)

Pourtant Elena Alvares Bullya Biologiste de l’Ecologie, elle aussi chercheur et professeur à la UNAM mais présidente de l’Union des scientifiques engagés avec la société, n’est pas de cet avis. Elle estime qu’avec  « le maïs traditionnel autosuffisant, » si les pouvoirs publics y mettaient les moyens en protégeant notamment les terres au lieu de les laisser remplacer par des cultures intensives d’autres produits y compris marijuana, « devrait permettre au Mexique de devenir un véritable grenier à grain ».

 

Encore une fois, comme pour la déforestation, comme pour les concessions minières, il semblerait que le gouvernement Mexicain soit d’avantage enclin à suivre les puissances économiques que ceux qui parlent de la santé et du bien vivre de ses citoyens.

 

www.lajornada.unam.mx des 13 et 15 févier et sans doute à suivre.

Le Monde selon Monsanto DVD de Marie-Monique Robin sous titré "De la Dioxine aux OGM une multinationale qui vous veut du bien". www.artetv/fr/le-monde-selon-monsanto/1030194.CmC1950490 link

Blog de MM Robin http://www.combat-monsanto.org  link

 

Photo Maïs préhispanique au Templo Mayor de Mexico, cliché pluiemexicaine

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 22:00

S l'année du  Mexique en France à notre grande tristesse a été supprimée officiellement, il n'en reste pas moins des ilôts de résistance.

Ainsi à Lyon du 9 mai au 9 juin Hecho en Mexico (fabriqué au Mexique) permet de découvrir le théatre mexicain d'aujourd'hui. Propositions du Collectif Organisation.

Jeudi 26 mai (19h30) Life in mars de Guillermo Leon à la Librairie Le Bal des Ardents

Vendredi 27 mai (19h30) Prendidas de las lamparas de Elena Guiochins sur Rosario Castellanos dans le cadre du Festival Itinerances Tsiganes à la Maison des Passages  44, rue St Georges 69005 Lyon.

Mercredi 8 jeudi 9 juin 19H30 Lapin 401/conejo 401 de Guillermo Leon en espagnol mercredi ,en français jeudi. Institut Cervantes 58 montée de Choulans Lyon 5

Tarif entre 4 et 8 euros. gratuit en librairie

 

info

 l_organisation@yahoo.fr

 

 www.hechoenmexico.theatre-contemporain.net

 

Le Bal des Ardents y proposera une table de presse où abondera littérature mexicaine.

Courez-y

Ensuite vous pourrez peut-être diner 4 rue de la Martinière au dernier Mexicain installé à Lyon. Un délice de restaurant cuisine à la fois cultivée et savoureuse. La Cazuela y el Tequila 04 78 29 45 99

 

lacazuelayeltequila@yahoo.fr

 

 

 

 

 

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 12:01

Monique 046

 

 

A dos pasos del porche del embarcadero Salitre, calle Rayito, se encuentra un restaurantito vegetariano.

Yo acostumbrada a cocinar verduras del huerto, sin quimica, no puedo reducir vegetarismo a cualquiera pate vegetal comprado en una tienda bio o algunas brotes de sorgo sobre la ventana y un yogourt al soya. Pero como todas maneras de cocinar con amor y arte, verduras, frutas granos, feculentes, semillas, hongos…y hacer con esos platitos nutritivos, agradables al paladar y bonitos.

Eso es lo que hace esta joven cuando ha abierto ese restaurante de algunas mesas en Xochimilco.

-Me decian que no podria lograr!

Dice sonriendo al servir nos, esa ex-contable. Cuando se dio cuenta que queria siempre hacer otra cosa de su vida, ha concibido su proyecto y seguido una formacion. Y mas que la pericia, ahora tiene un saber importante sobre virtudes de las plantas. Virtudes que tienen cada unas como cada uno ser. Y lo han bien entendido depredadores farmacéuticos, cuando traien de reducir o mismo impedir a utilisacion de las plantas medicinales como hicieron inquisidores celosos del saber de las brujas.

En el plato, varias texturas : granos, mousses, verduras enteras, en juliénas y de sabiduras : Salado, dulce, amargo, astringencia, acido…Alinos sencillos, con varias aceites, limon, ajos, apio, cebollas, y todos condimentos posibles. Y présentation sin amaneriamento. Ninguna cinta de vinagre balsamico

Como hacen en Francia o polvo de paprika que gastan tan facilmente una manga de camisa.

Aqui colores son autosuficientes.

Con eso se puede beber muchas aguas de fruta segun sazon, y tecitos varios.

Mi amiga me habia conducida aqua y tanto me deleito que volvio. Me descanso este ambiante.

Deportivas locales, mujeres entre compras y cursos de informatica, estudiantes, y turistas alemanes, suisas o escandinavos que pratican mucho este modo de vivir vienen comer aqui.

Vuelve cuando no hay muchas gentes y que la cocinera puede hâblar mas facilmente.

Y como mi libro favorito fue La planta Companera de Pierre Lieuthagi, o que hago circular los libros del bueno Jean Marie Pelt cuando salen, como necesidades, estamos en tiera de conocida.

A veces durante sus vacaciones vienen ayudarla sus hérmanas : La que gusta mucho limpiar aunque esta educadora, y la que le gusta cuentar aunque tiene tambien otro trabajo. Tres hermanas con cualidades que se completan como en las cuentos de hadad o como los très tiempos de la valsa.

Depues de bien hablar de cosas de la vida de los cuales planta esta un Do Mayor, me voy caminando por callejuelas que empiezan a oler flores de datura.

 

Este lugar vegetariano me parece integrarse mucho en tradiciones de Xochimilco. Tradiciones prehispanicas en las islas del lago fundador, de las Chinampas, huertas flotantes creadas con el limo, lo que habia por doble efecto de limpiar el lago y de hacerlo fructifiar. Sistema muy fascinante por invadores espanoles que lo habian explotado excesivamente. Hay una generacion, 80% de los residentes de esta ciudad, muchos Nahuas, famosos trabajadores, vivian de este sistema agronomico. Su trajera esperandoles amarada al lado, para moverse, negociar, ir a visitar sus relaciones. Y tambien descansarse o festear. Por que aqui todo esta tambien fiesta. Memoria de una abuelita que cultivaba verduras y arboles frutales y recolgaba simples para alimentar sus numerosos ninos y guardarles en salud.

Este typo de restaurante puede ser una manera de resolver problemas de salud publica resultandos del mal comer Mac…etcetera que se ponian a hacer muchos danos en Mexico. Pero malas cosas no duran eternamente.

Que jovenes, despues de enciudadamento, toman el relevo, a su modo, preciosa herencia de su bonita civilisacion ancestral.

 

 

 

 

 

 

 

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