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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 10:07

Sur la route de Santo Tomas de platanos la route suit le lac artificiel réalisé par des français pour faire de l'électricité.

Le val qui se trouvait là, très riche en limons, était un véritable paradis pour des agriculteurs mexicains natifs.

Rapido ils ont été sommés de partir. Indemnisés chichement, sans maison, ils sont allées se louer comme domestiques, femmes de ménage ou jardiniers chez les riches mexicains du DF. Le lac a créé un site touristique et résidentiel. Les pentes boisées du côté d'Avandaro ont atteint des prix exorbitants pour ces paysans. Pas pour les industriels ou gens de la ville qui ont rapidement acheté toute la vue. Hôtels somptueux avec spa, jacusi, vue sur l'eau. Club de ci et de-là. Golf, hotel golf, commmerces.

Les paysans sont revenus avec eux garder les propriétés qui avaient été leurs biens. Leurs enfants ont vu le parti a tirer de l'argent du dimanche et se sont lancés dans le commerce.

Les nahuat et otomis du lieu en ont fait autant. On les voit en claquettes, chargés d'agapanthes, d'alcatras, de couvertures teintes à la main, de tartelettes, de pains, de verduras (légumes variés tout triés souvent). Et de fleurs de Calabazas (courgettes, courges) qui font de si délicieuses soupes.

Mais pour l'heure il fait très très chaud. La voiture glisse sur la route aux abords secs et collines dénudées.

La mairie vert anis de Santo Tomas est comme une oasis au bout du square. Ces couleurs de façades qui pètent au soleil.

Nous mangeons des tortas sous les arcades, à l'ombre.

Puis partons à la recherche d'une peinture rupestre que nous ne trouvons pas. Assis sur la bordure de la route une brochette d'hommes nous adresse des signes. Nous rendons la politesse sans nous arrêter en parlant d'Octobre 68 encore brûlant dans le souvenir mexicain. La répression avant jeux olympiques avait entâché ceux -ci mais les visteurs étrangers ne s'étaient rendu compte de rien.

Sur la route du retour un petit couvent lové dans un creux très visité. Ses vierges larmoyant ses anges d'aluminium repoussé. Des Icones, des boudhisteries...Saint Jean de la Croix doux et hiératique au centre du patio. Un syncrétisme étonnant qui s'étale à la librairie entre les confitures de lait. Les libres de PNL méthode enseignée en Psycho à la UNAM, en France très entachée de doute sectaire.

Une ambiance New-Age qui ne me plaît pas vraiment. Mais ma conductrice m'explique que le syncrétisme est un facteur important de la géologie humaine au Mexique.

 

Comme il fait toujours très chaud et que le bébé qu'elle porte commence à grossir, nous rentrons boire un tecito (un petit thé) : les diminutifs affectifs abondent dans le langage quotidien. Celui-ci, un Te de Monte est cueilli et colporté par les indigènes. Parfumé, léger, désaltérant. Un peu mentholé.

La chaleur retombe. La terrasse de la Michoacana sera pleine et joyeuse. Elle domine les toits de Valle de Bravo. Des descendants des Barcelonnettes, des franco-Mexicains, demi frères demi soeurs, s'y retrouvent. Les serveurs vous cherchent le nom d'une fleur cueillie en route. La nuit mexicaine est délicieuse.  Avant la pluie.

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Published by pluiemexicaine
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